Article de presse "Phare Dunkerquois"

Publié le par Flibustier Willy


Grand-Fort-Philippe

 

Les carnavaleux ont fêté Mardi-Gras

 

Ah ce qu’elle était belle la bande !

 

A croire que tous les Grand-Fort-Philippois sont atteints par le virus du carnaval. Mardi soir, en fin de journée, on avait peine à croire que le nombre d'habitants de la commune ne se hisse qu'à 5580 âmes tant ils furent proportionnellement nombreux à descendre dans la rue pour d’abord se donner rendez-vous place Joseph-Leprêtre, là où était donné le départ de la bande. Sous un ciel à l’aspect idéal, des centaines de masquelours ont déversé leur bonne humeur et leur joie de vivre sur un macadam réchauffé par leurs pas cadencés. Dans le sillage du géant « Héring Peck 1er » et du tambour-major Cô-Gayant, les Flibustiers, musiciens invétérés, ont donné la mesure entretenant ainsi tout au long du parcours chahuts et chants.

Facilement reconnaissables grâce à leurs berguenards bleu et jaune, les Craquelots n’ont pas zappé, eux non plus, ce qui est un de leurs rendez-vous phares de l’année. Joyeux comme des cigales, ils ont suivi le mouvement tout heureux qu’ils étaient de baigner dans leur élément et de fédérer la fougue des plus jeunes. Reste que pour durer, et cela quel que soit l’âge de nos artères, des pauses s’imposent. Propices à refaire le plein de forces, elles ont trois fois stoppé, devant des bistros, la nuée de carnavaleux dont l’itinéraire s’est achevé comme à l’accoutumée sur le quai. Mis au bûcher Flaque aux Espagnols comme l’avaient été avant lui ses prédécesseurs, « Héring Peck 1er »  a disparu sous les flammes emportant avec lui le souvenir d’un Mardi-Gras réussi.




C’est une originalité du carnaval grand-fort-philippois

 

Des bandes parmi la bande

 

Ils se multiplient ces dernières années. Autour d’un thème bien défini, des groupes de masquelours, fréquemment forts d’une dizaine de membres, se constituent pour former leur propre bande sans toutefois se désolidariser du défilé officiel. Après des infirmières, des vikings ou des footballeurs américains dernièrement, des pêcheurs, des lutins ou même des hôtesses de l’air ont étoffé cette année le cortège coloré. Mieux, ces escouades homogènes ne se contentent pas de véhiculer des costumes d’un détail bluffant. Chacune d’elles escorte également une réalisation longuement peaufinée et à la finesse remarquable. Un bateau dénommé « La Charmeuse », un avion de la compagnie « Air Fort Flip » ou un tronc d’arbre à l’expression humaine : une imagination débordante couplée à des heures de travail s’est mise au service du carnaval. Si ces œuvres ont fini sur le bûcher aux côtés du « bonhomme » réalisé par les services municipaux, les appareils photos ont immortalisé ce bel art éphémère. Chapeau les artistes…

                                                                       Aurélien PAILLART    

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